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Auschwitz I et Birkenau : quelle est la différence

On dit « Auschwitz » en pensant à un seul lieu. Il y en a deux, distants d’environ trois kilomètres, et une visite complète couvre les deux. C’est le malentendu le plus fréquent au moment d’organiser la journée — et la raison pour laquelle la visite dure plus longtemps qu’on ne l’imagine.

Auschwitz I

D’anciennes casernes, reprises en 1940. Des blocs de brique serrés les uns contre les autres et le portail portant les mots Arbeit macht frei. C’est là que se trouvent les expositions — à l’intérieur, dans des salles, derrière des vitres. Les effets des personnes assassinées. Le Bloc 11 et ses caves. La chambre à gaz et le crématoire conservés.

Cette partie dure environ une heure quarante à deux heures, avec des entrées et des sorties de bâtiments en continu. En saison, c’est dense : plusieurs dizaines de groupes sont sur le site en même temps.

C’est la partie où l’on regarde des objets.

Birkenau

Auschwitz II-Birkenau a été construit à partir de 1941 et fait plus de vingt fois la taille d’Auschwitz I. Il n’y a pas d’expositions. Il y a un terrain ouvert, la rampe, des baraques en bois et en brique, les rails, les ruines des crématoires et le mémorial au bout de l’axe du camp.

C’est l’échelle qui distingue ce lieu de tout autre. En 1944, Birkenau comptait plus de quatre-vingt-dix mille détenus. Quatre grands crématoires y fonctionnaient. La majorité des personnes arrivées par les convois — entre soixante-quinze et quatre-vingts pour cent selon les estimations — n’a pas passé la première sélection et n’a jamais été enregistrée comme détenue.

Les crématoires ont été détruits par les Allemands avant leur fuite. L’un d’eux ne l’a pas été : il a été dynamité le 7 octobre 1944 par des détenus du Sonderkommando, avec de la poudre sortie clandestinement par des femmes travaillant à l’usine de munitions du camp. Quatre d’entre elles ont été exécutées pour cela en janvier 1945, quelques semaines avant la libération.

La visite de Birkenau dure environ une heure à une heure vingt, presque entièrement en plein air, sur un sol irrégulier, sans abri contre le vent ni la pluie.

C’est la partie où l’on mesure l’échelle. Rien ne la remplace.

Pourquoi on visite les deux

Parce que c’est un seul lieu en deux parties et qu’aucune ne rend compte de l’ensemble. Auschwitz I sans Birkenau est une exposition. Birkenau sans Auschwitz I est un champ vide. Une visite guidée standard couvre les deux et dure environ trois heures et demie, pause comprise.

Circuler entre les deux

Trois kilomètres, c’est trop loin à pied au milieu d’une visite — le trajet prend une quarantaine de minutes.

Le Musée assure entre les deux sites une navette gratuite toutes les dix à quinze minutes ; le trajet dure moins de dix minutes. Elle dessert tous les visiteurs du jour : vous montez s’il reste de la place.

C’est là que la journée d’un visiteur indépendant déraille le plus souvent. Si un horaire fixe vous attend sur le second site et que la navette vient de partir pleine, il n’y a aucun moyen de rattraper.

Chez nous, cette partie fonctionne autrement. Nous utilisons notre propre autocar, réservé à nos groupes, selon un horaire calé sur votre programme. Quatre-vingt-dix places, jamais plus de soixante personnes, le plus souvent une trentaine.

Où commence la journée

La visite commence à Auschwitz I et se termine à Birkenau — c’est l’ordre du récit et celui retenu par le Musée.

Nous retrouvons nos visiteurs sur le parking de Birkenau, là où la journée se termine. La raison est pratique : plus de stationnement, moins d’attente aux toilettes et au café, et surtout vous finissez là où vous avez laissé votre voiture, et non à trois kilomètres après quatre heures debout.

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Le déroulement de la journée, heure par heure →